Bon dia discografia català français biografia català français lletres català francais english contactes PRESENTACIONS PUNT DE VENTA xarxa Page 1 Page 3 Page 2Paroles et musiques: C. CAYROL sauf L'HOME VELL: S. ROMEU/C. CAYROL
LE HIBOU Le hibou, dans la clameur de la nuit, S’égosille, dans un halo de lumière, Nul ne peut entendre son cri, Nous sommes tous persécutés. Poursuivis, déracinés, Dans ces immenses cités Qui transforment notre vie En un enfer artificiel. Perché sur un toit de la grande ville, Dominant la clameur et les néons Personne n’entend le cri, Du hibou qui trahit son angoisse. Il chante mais il pleure aussi. Il pleure, mais il chante aussi. Les matins de la Sant Joan Nulle cendre ne se voit, le village s’est détruit, et les enfants disparus. Dans les rues, vides de sang, Les herbes courent plus qu’avant, Et les maisons paraissent endormies, Un oiseau y a fait son nid… Le grillon, dans ce village assoupi, Qui surgit au monde Par sa mélodie, Chante pour lui seul Et pour personne. Les étoiles ferment leurs yeux, Le dernier vivant d’hier est mort Aujourd’hui, Il était berger, mais sans brebis, On l’a enseveli sous un peuplier, En face du trou, il y a un poète. Qui chante et qui pleure aussi. Qui pleure et qui chante aussi.
JE SUIS SEUL Je suis seul, devant un verre de whisky, Seul sous le soleil Et les cigales qui bavardent, bavardent, Les cigales qui me disent : Jette, jette tout, Tout au feu, Jette tout au feu, Tu as le temps, encore. Mais ne dis plus jamais Que tu n’as pas droit au rêve De te libérer du « savoir » Pour enfin marcher libre Sur le chemin désert De la philosophie. Et si tu fatigues, Assieds-toi sur ce banc, à l’ombre sous les pins. Jette tout, Et, rappelle-toi de celui-ci, Qui a marché si loin, Sur le chemin désert … Si loin… C’était un marginal, Voire un original. Maintenant, le monde entier Le vénère, Crucifié dans le bleu De célestes cathédrales, Couronné d’épines. Alors, ne dis plus jamais Que tu n’as pas droit au rêve De vomir le savoir Pour enfin marcher libre Sur le chemin désert de la philosophie… De la philosophie… Oh ! Jésus, Maria, Je suis seul………………………………
MA RUE J’habite une petite rue, Qui a pour nom La rue des rêves Dans le quartier des réalités. Ma rue, c’est mon paradis, Comme un tiroir noyé de poussière, Et les draps pleins de souvenirs. Un colombier d’amoureux, Loin de toute frénésie, Une éclaircie de paix où Se noie le monde. Où se taisent les commères, Parce qu’elles ne savent plus quoi dire, J’y suis comte ou ministre, Mais je reste intègre, honnête. Ma rue, Où se mélangent les couleurs, Les gens et les choses, Et, l’incorrigible tendance… De s’y laisser aller, De s’y abandonner…
DEMOISELLE Demoiselle, jolie demoiselle, Ne t’aventure pas seule dans les collines, Je porterai ton panier, Et aussi un bouquet d’œillets. Quand le soleil du printemps, Descendra sur l’Albera, Nous reviendrons dans la plaine, Moi, je te tiendrai par la main. Et, plus tard, quand nous serons Homme et femme, Je te construirai un palais, Entouré d’un jardin Fleuri de roses, Où joueront les enfants.
LA CERDANYA Je te dévoilerai, au sommet des montagnes, Quelques prés encore verts, sous la neige, Je te montrerai une vallée plane qui s’appelle, Cerdanya. Une source claire où boit le troupeau, Un vieux berger avec son chien. Son chien, qui dans le ciel, Aboie contre la brume avec le vent. Le soleil s’éclipse au-delà des montagnes, Le troupeau rejoint son bercail, L’ombre s’étend peu à peu, Sur la plaine que les roches surveillent. Je te mènerai jusqu’à la maison, Masquée par les aulnes, Ses murs sont restés marqués Par la paille et l’odeur du froment. Nous y ferons un feu Pour chasser l’ombre Etinceler la nuit du temps, tes mains offertes aux flammes, Tes yeux offerts aux miens, Nous écouterons. Nous écouterons gémir la maison ,la Cerdanya est muette, elle reste sans voix, Seules se manifestent les cloches, Et les heures qui tombent du ciel.
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